DÉCLARATION GÉNÉRALE DU CONGRÈS DE LA LIBRE PENSÉE DE PEISEY-NANCROIX

(24-26 août 2009)
mercredi 27 août 2008
par  federation nationale
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Laïque, démocratique et sociale

Préambule

Le Congrès de la Libre Pensée réuni à Peisey-Nancroix en Savoie (73), du 24 au 26 août 2009, tient à rappeler que la reconnaissance et l’institutionnalisation des communautés est à l’opposé des valeurs de la République laïque, une et indivisible : la République reconnaît les seuls citoyens, garantie pour chacun d’acquérir une véritable liberté de conscience.

Dans une situation particulière marquée par une crise financière sans précédent sapant les bases mêmes du capitalisme et par la publication d’une nouvelle encyclique présentée comme le complément de la doctrine sociale de l’Eglise, le Congrès a estimé nécessaire de faire une déclaration générale.

Depuis la Révolution française, l’Eglise n’a pas cessé de lutter contre la République.

Aujourd’hui, il s’agit de tout autre chose. Il lui faut sauver le capitalisme et le régime.

Toutes les forces de l’obscurantisme accumulées depuis des années sont rassemblées.

Le parti clérical est de retour

Le Congrès estime que la multiplication et la médiatisation en toute occasion des rencontres officielles avec les représentants des religions, du pape au dalaï-lama, les rapports privilégiés entre le ministère de l’Intérieur et l’Église catholique, la mise en place du CFCM (Conseil français du culte musulman), sont tout à la fois la manifestation d’une ingérence de l’État dans les affaires religieuses et une institutionnalisation des communautés religieuses en France, c’est-à-dire une remise en cause fondamentale de la loi de 1905, dite de séparation des Églises et de l’État.

Les différents discours du Président de la République, tant au Latran qu’à Ryad (14/01/08) et en d’autres occasions, sont bien l’expression de cette orientation politique résolument anti-laïque.

Pour la première fois un Président de la République française explique devant le Conseil consultatif de Ryad, en Arabie Saoudite, pays démocratique s’il en est : « Une politique de civilisation, c’est une politique de la diversité, c’est une politique qui fait du respect de la diversité des opinions, des cultures, des croyances, des religions un principe universel.
C’est une valeur que j’ai voulu faire reconnaître en France en créant le Conseil du Culte Musulman. C’est la valeur qui m’inspire quand je veux faciliter la construction de mosquées en France pour que les musulmans français puissent prier dans des lieux de culte décents.
Quand Sa Majesté le Roi Abdallah rencontre le Pape, ce geste a plus d’importance pour la paix et pour l’avenir de la civilisation que bien des conférences internationales.
En faisant ce geste d’une portée immense, d’une portée symbolique, il signifie au monde, ce geste, qu’aux yeux du Roi le temps n’est plus pour les religions à se combattre entre elles, mais à combattre ensemble contre le recul des valeurs morales et spirituelles, contre le matérialisme, contre les excès de l’individualisme ».

Un mois plus tard, devant le Conseil représentatif des Institutions juives de France (CRIF), il poursuit son propos : « Le drame du XXe siècle, de ces millions d’êtres projetés dans la guerre, la famine, la séparation, la déportation et la mort, n’est pas né d’un excès de l’idée de Dieu, mais de sa redoutable absence.
_ L’attachement à la laïcité (…) n’est que l’expression, dans la sphère religieuse, du respect et de la tolérance que l’on doit aux convictions d’autrui (…).
Je maintiens que mes enfants ont aussi le droit de rencontrer à un moment de leur formation intellectuelle et humaine, des religieux engagés qui les ouvrent à la question spirituelle et à la dimension de Dieu. »

Du jamais vu !

Le Congrès constate que le rétablissement partiel de la loi Falloux par le décret du 16 avril 2009, permettant à l’Église catholique d’intervenir à nouveau dans la collation des grades universitaires, confirme cette orientation réactionnaire et conforte si besoin était la conviction des libres penseurs : sous une nouvelle forme, le parti clérical est de retour.
Dans son discours au palais du Latran (20/12/07), le Président de la République avait évoqué deux fois le rôle de l’Église catholique dans l’enseignement supérieur :
« Aujourd’hui encore, la République maintient les congrégations sous une forme de tutelle, refuse de reconnaître un caractère cultuel à l’action caritative ou aux moyens de communication des Églises, répugne à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d’enseignement supérieur catholique alors que la Convention de Bologne le prévoit, n’accorde aucune valeur aux diplômes de théologie. »
« … Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue inter-religieux, dans les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance. »

Il faisait là explicitement référence au processus de Bologne, instauré par l’Union européenne et inspirateur des deux réformes les plus récentes de l’Université française : le LMD (Licence-Master-Doctorat) et la LRU (loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités impliquant leur autonomie renforcée).

Le Congrès rappelle que le processus de Bologne est à l’exact opposé de l’esprit laïque et républicain qui caractérise l’institution universitaire française depuis deux siècles, car il ignore purement et simplement toute distinction entre les formes d’enseignement supérieur, publiques ou privées, confessionnelles ou non.

Cet appel à la reconnaissance des diplômes supérieurs privés catholiques (ou d’autres religions) et a fortiori le décret du 16 avril 2009 entérinant l’accord entre la République française et le Vatican sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur catholique (18/12/08) sont contraires à la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905, mais également aux plus anciens fondements de l’Université française.

En effet, l’institution de l’Université française en 1808 posait comme principe le monopole de la collation des grades universitaires par l’État. Remis en cause par le prolongement de la loi Falloux dans l’enseignement supérieur en 1875, ce monopole a été restauré et réaffirmé par la loi de 1880 qui dispose, dans son article premier, que « les examens et épreuves pratiques qui déterminent la collation des grades ne peuvent être subis que devant les facultés de l’État » et, dans son article quatrième, que « les établissements libres d’enseignement supérieur ne pourront, en aucun cas, prendre le titre d’universités. Les certificats d’études qu’on y jugera à propos de décerner aux élèves ne pourront porter les titres de baccalauréat, de licence ou de doctorat. »

Ce principe du monopole de la collation des grades est encore inscrit dans le code de l’Éducation (Article L.613-1, loi de 1984) : « L’État a le monopole de la collation des grades et des titres universitaires ».
Pour la Libre Pensée, il est donc impensable que les établissements d’enseignement supérieur religieux privés puissent avoir le droit de délivrer les grades universitaires.

Pour illustrer ce que signifie la fin du monopole de la collation des grades, le Congrès rappelle qu’aux États-Unis, des facultés religieuses délivrent des diplômes ès « Création du monde en six jours ».
Ces diplômes sont reconnus à l’égal de ceux délivrés par les Universités publiques.

En France, de tels égarements obscurantistes sont désormais envisageables.

Laïcité ou communautarisme ? Laïcité !

Le Congrès constate que les « évènements » qui surgissent régulièrement autour du voile islamique, des croix, des kippas et des burqas ont pour seul objet d’affirmer l’existence et la reconnaissance de communautés aux traditions différentes se heurtant aux exigences de la laïcité institutionnelle et de prôner en conséquence une laïcité tantôt « ouverte », tantôt « plurielle », tantôt « positive ».

A la fraternité républicaine, à l’égalité des droits pour tous les citoyens, à la liberté de conscience, le parti clérical cherche à substituer la mosaïque des communautés au nom du « droit à la différence », générateur potentiel d’une différence des droits et donc de conflits.
Le droit laïque et républicain n’instaure pas pour autant un athéisme officiel, car la République laïque accueille à égalité tous les citoyens, indifféremment de leurs options personnelles et de leurs traditions culturelles. S’intégrer dans la République laïque n’implique pas de se « convertir », mais d’accepter et de respecter la sphère publique ainsi que les lois conçues dans l’intérêt commun.

C’est en cela que la laïcité n’a rien d’une « exception française », qu’elle a valeur universelle et qu’elle est émancipatrice tant au niveau de la société que de l’individu.


En conséquence, le Congrès rappelle ces exigences fondamentales pour la sauvegarde de la République laïque, une et indivisible :
strict respect de la loi de 1905,
abrogation de toutes les lois anti-laïques,
abrogation du statut d’exception clérical d’Alsace-Moselle,
abrogation du décret du 16 avril 2009 relatif à la collation des grades.

Le personnalisme au service du corporatisme

« Les affirmations du traité de Lisbonne sont, de fait, inspirées de la pensée et des valeurs chrétiennes », se félicite l’organisation du patronat chrétien IXE (Initiative de Chrétiens pour l’Europe) qui souligne que « le Traité protège le statut des Églises établies en Europe selon le droit national, reconnaît leur identité et contribution spécifique et invite l’Union à maintenir un dialogue ouvert avec elles ».

Ce sont les intéressés eux-mêmes qui l’écrivent, à la suite des déclarations de la COMECE (Commission des Episcopats de la Communauté Européenne) rappelant à la veille des élections européennes du 7 juin 2009 que « l’Église catholique a dès le départ soutenu le projet d’intégration européenne et continue à le soutenir » et que « la participation des chrétiens est essentielle pour redécouvrir l’âme de l’Europe qui est vitale pour répondre aux besoins fondamentaux de la personne humaine et pour le service du bien commun ».

Le Père Jacques Turck de la Conférence des Evêques de France, explique ainsi en avril 2009 :
« Le Magistère a reconnu depuis Rerum Novarum le rôle fondamental joué par les corps intermédiaires et les syndicats pour le règlement des conflits sociaux (…). Au moment où se développent des séquestrations ou « retenues » de dirigeants d’entreprise, il est bon de faire le point sur les syndicats. En effet, ces méthodes qui ne sont pas le plus souvent le fait des leaders syndicaux, mais de salariés désespérés, montrent quelle urgence il y a à redonner une place à un dialogue mené par des personnes qui savent gérer les situations rendues plus dramatiques encore en cette période de crise. (…) Il serait alors souhaitable que chacun prenne sa part pour faire circuler une rumeur positive sur les syndicats qui s’engagent dans cette dynamique. »

C’est la réponse à l’appel du président Sarkozy : « combattre ensemble contre le recul des valeurs morales et spirituelles, contre le matérialisme, contre les excès de l’individualisme », bref défendre les thèses personnalistes et corporatistes contre les thèses rationalistes héritées des Lumières.

C’est la matérialisation de la théorie du personnalisme qui mène au corporatisme.

L’Église catholique renforce aujourd’hui son combat pour inverser le cours de l’Histoire et entraver la marche de l’humanité vers son émancipation.

La doctrine sociale de l’Église, des religions en général, se résume à la volonté de maintenir l’ordre établi, l’union du sabre et du goupillon qui soumet les consciences.

La doctrine sociale de l’Église est constituante du cléricalisme.
Le père fondateur du christianisme, Paul de Tarse, l’assène dans son epître aux romains : « Il n’y a pas d’autorité qui ne vienne de Dieu ou qui soit librement autorisée par lui. En conséquence, l’esclave doit obéir à son maître, comme la femme à son mari ».

Donc se révolter contre le pouvoir, quel qu’il soit, c’est remettre en cause une autorité voulue par Dieu. C’est un sacrilège.
C’est la caractéristique de toute religion.

26 août 1789 – 26 août 2009 : l’Homme est la mesure de toute chose
Il y a 220 ans exactement, le 26 août 1789, les révolutionnaires adoptaient la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. Ils fondaient ainsi la modernité en mettant l’Homme au centre de sa destinée. L’Homme devenant « la mesure de toute chose » (Protagoras), il n’y avait plus besoin de dieu. Désormais, il avait des droits du simple fait d’être Homme.

Ce 26 août 1789, la laïcisation de la société et des institutions publiques commençait. Surmontant les différentes tentatives de rétablir l’ordre ancien, elle continuera et trouvera son apogée dans l’adoption de la loi du 9 décembre 1905. Cette immense victoire sur l’obscurantisme fera dire à Jean Jaurès :
« La loi de séparation, c’est la marche délibérée de l’esprit vers la pleine lumière, la pleine science et l’entière raison ».

Aristide Briand expliquait lors des débats précédant le vote de la loi de séparation que l’État n’est pas anti-religieux, mais a-religieux. L’État doit être à la fois le garant de la liberté de conscience et de l’égalité des droits. Il ne peut donc reconnaître les religions dont la pratique relève de la sphère privée.

La laïcité n’est pas une option spirituelle, elle est un élément fondamental de l’organisation de la vie publique et partant, de la démocratie républicaine.

Remettre en cause la laïcité, comme c’est le cas aujourd’hui, c’est remettre en cause la République, donc la démocratie.

La défense de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État nécessite une mobilisation permanente contre les tentatives incessantes du catholicisme, du judaïsme, des protestantismes et aujourd’hui de l’islam pour intervenir dans tous les domaines de la sphère publique au nom du respect des particularismes communautaires, du « droit à la différence ».

Le Congrès réaffirme que toute religion, tout cléricalisme est contraire par essence à la liberté de conscience garantie par la laïcité des institutions.

L’objectif constant de la Fédération Nationale de la Libre Pensée est de faire reculer toutes les religions dans leurs prétentions à diriger le monde, de l’Église catholique à l’Islam.

La Libre Pensée est contre la guerre, hier comme aujourd’hui
La Libre Pensée rejette catégoriquement tout concept de « guerre de civilisation », opposant un « axe du Bien » chrétien à un « axe du Mal » islamique.

Cette « guerre-croisade » qui dure depuis bientôt vingt ans (1991 : Ie guerre du Golfe) ne diffère en rien quant à ses motifs de toutes les guerres impérialistes qui l’ont précédée.

Elle est contre la guerre menée au nom de la « liberté » impérialiste sur tous les continents, qui accable les peuples et les prive de leur droit imprescriptible à l’autodétermination.

Elle refuse, au nom d’une perversité supposée plus grande de l’islam, de se retrouver aux côtés des défenseurs des valeurs d’un Occident judéo-chrétien.

Les prises de position pour Taslima Nasreen, pour Salman Rushdie ou encore pour le Dr Younès Shaïkh auxquelles s’est associée la Libre Pensée, s’inscrivent par contre dans la digne continuité du combat initié par Voltaire contre l’obscurantisme religieux, pour la liberté de conscience.

Le Vatican : le moteur de l’Union européenne cléricale

Il ne peut y avoir de liberté de conscience quand existent encore le délit de blasphème, les impôts d’Église, les religions d’État, les concordats et le financement public des religions. C’est pourtant ce qui subsiste toujours dans l’Europe cléricale.

Le Congrès rappelle que sur les vingt-sept pays membres de l’Union Européenne, deux seulement connaissent une séparation des Eglises et de l’Etat : la France et le Portugal.

L’Église catholique est bien la seule religion internationalement centralisée et sa doctrine sociale, qui prône notamment « l’ordre juste », inspire toutes les institutions mondiales réactionnaires. Appelant ses ouailles à l’action pour la reconquête, l’Église catholique infiltre toutes les institutions nationales et internationales, les ONG, les organisations politiques, les syndicats. Elle multiplie aujourd’hui les prises de position politiques avant les échéances électorales (élections européennes, législatives en Espagne, en Italie…) et participe ouvertement par des structures internationales officielles à la politique qui est élaborée à Bruxelles.

Le parti clérical n’a jamais accepté la Révolution française qui a proclamé le principe de la Nation souveraine comme une donnée universelle d’émancipation des peuples.

Pie XII déclarait ainsi en 1957 : « Les pays d’Europe, qui ont admis le principe de déléguer une partie de leur souveraineté à un organisme supranational, entrent, croyons-nous, dans une voie salutaire, d’où peut sortir pour eux-mêmes et pour l’Europe une vie nouvelle dans tous les domaines, un enrichissement non seulement économique et culturel, mais aussi spirituel et religieux ».

Face au programme clérical, le Congrès de la Libre Pensée dresse le contrat social de Jean-Jacques Rousseau qui explique dans ses lettres écrites de la montagne (6e lettre) :
«  l’établissement du contrat social est un pacte d’une espèce particulière, par lequel chacun s’engage envers tous, d’où s’ensuit l’engagement réciproque de tous envers chacun, qui est l’objet immédiat de l’union.
Je dis que cet engagement est d’une espèce particulière, en ce qu’étant absolu, sans condition, sans réserve, il ne peut toutefois être injuste ni susceptible d’abus ; puisqu’il n’est pas possible que le corps se veuille nuire à lui-même, tant que le tout ne veut que par tous.
Il est encore d’une espèce particulière en ce qu’il lie les contractants sans les assujettir à personne, et qu’en leur donnant leur seule volonté pour règle, il les laisse aussi libres qu’auparavant.

_ La volonté de tous est donc l’ordre, la règle suprême, et cette règle générale et personnifiée est ce que j’appelle le souverain.
Il suit de là que la souveraineté est indivisible, inaliénable, et qu’elle réside essentiellement dans tous les membres du corps ».

La Libre Pensée est laïque, démocratique et sociale

Le Congrès de la Libre Pensée estime que dans les circonstances actuelles de résurgence du parti clérical, de la mise en application des thèses corporatistes et personnalistes, il importe pour les libres penseurs de réaffirmer avec force la Déclaration de principes adoptée par le congrès mondial des libres penseurs tenu à Rome en 1904.

Le Congrès de Peisey-Nancroix déclare :

La Libre Pensée n’est pas une doctrine, elle est la méthode qui consiste à soumettre aux lois de la raison l’organisation sociale elle-même.
La laïcité intégrale de l’État est la pure et simple application de la liberté de penser à la vie collective de la Société. Elle consiste à séparer les Églises de l’État, non pas sous la forme d’un partage d’attributions entre deux puissances traitant d’égal à égal, mais en garantissant aux opinions religieuses la même liberté qu’à toutes les opinions, en leur déniant tout droit d’intervention dans les affaires publiques.

La Libre Pensée n’étant complète que quand elle entreprend de réaliser socialement l’idéal humain, elle doit tendre à l’institution d’un régime dans lequel aucun être humain ne pourra plus être sacrifié ni même négligé par la société, et par conséquent ne sera plus mis ou laissé par elle, directement ou indirectement, dans l’impossibilité pratique d’exercer tous ses droits d’homme et de remplir tous ses devoirs d’homme.

La justice sociale n’est que la raison appliquée par l’humanité à son propre gouvernement.

En d’autres termes, la Libre Pensée est laïque, démocratique et sociale, c’est-à-dire qu’elle rejette au nom de la dignité humaine, ce triple joug : le pouvoir abusif de l’autorité en matière religieuse, du privilège en matière politique et du capital en matière économique.

Vive la République ! Vive la Laïcité ! Vive la Sociale !


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