Colloque bioéthique de la Libre Pensée

« La recherche sur l’embryon humain »
jeudi 13 août 2009
par  federation nationale
popularité : 47%

Organisé à l’initiative de la commission sciences de la Libre Pensée, ce colloque, introduit par Axel Khan, se déroulera sur la journée.

Le samedi 10 octobre 2009

Dans l’amphithéâtre de la Faculté de Médecine

Rue de l’Ecole de Médecine à Paris

En vue de la révision de la loi sur la bioéthique de 2004 que le gouvernement envisage pour 2009-2010, l’Eglise catholique, et toutes les Eglises ou confessions, prennent position sur la question centrale : l’embryon humain .

Il nous semble essentiel que la révision de cette loi se fasse dans le cadre du respect de la laïcité institutionnelle, c’est à dire de la stricte séparation de la sphère publique ou politique et de la sphère privée.

C’est pourquoi un débat fondé sur des évidences rationnelles s’avère nécessaire sur cette question.

Programme

9 h 00 : Accueil des Participants

9 h 30 : Ouverture par Marc Blondel, président de la Fédération nationale de la Libre Pensée.

9 h 40 : Accueil et réflexions éthiques - Axel Kahn, président de l’Université René Descartes-Paris V, généticien.

10 h 15 : Pierre Jouannet, membre de l’Académie Nationale de Médecine, médecin à l’hôpital Cochin, professeur à l’université Paris Descartes, biologiste de la reproduction.

Avec la fécondation in vitro, l’embryon est apparu au grand jour. Il est devenu « sujet » de soins et « objet » de recherche. Recherche pour améliorer les connaissances sur les débuts du développement normal et pathologique de l’être humain, recherche pour créer des cellules au pouvoir régénératif, recherche enfin pour améliorer l’efficacité et l’innocuité des traitements luttant contre la stérilité. L’embryon doit-il rester un « être » à part ou peut-il intégrer le champ de la recherche biomédicale comme l’être humain à tous les autres âges de la vie ?

Questions

11 h 15 : L’embryon et le fœtus sont-ils des personnes ? Israël
Nisand
, Professeur de gynécologie-obstétrique, Hôpitaux de
Strasbourg.

Où se situent l’embryon et le fœtus ? Ni parmi les choses, ni parmi les personnes. Il s’agit bien d’un être humain en devenir, qui dispose bel et bien de la dignité attachée à cette appartenance, c’est-à-dire qu’il n’a pas de prix. On ne peut ni le vendre, ni l’exploiter. Et même s’il entre dans un projet de recherche, c’est dans un cadre défini et strict qui le différencie des choses. En revanche, la définition de la personne ne peut encore s’appliquer. On peut cependant dire que l’embryon et le fœtus sont en train d’acquérir progressivement les droits de la personne, droits qui seront complets au moment de la naissance. Les différentes perceptions culturelles et religieuses de l’embryon et du fœtus au regard des droits de la personne fournissent un spectre très varié de positions et obligent l’État et le droit à une position qui vaille pour tous.

Questions

12 h 15 : Pause (repas libre)

14 h 00 : Examen critique des fondements philosophico-politique de la bioéthique - Philippe Descamps, docteur en philosophie. Il poursuit ses recherches au centre de recherche Sens Éthique Société (CERSES. CNRS UMR 8137) et enseigne l’éthique et l’éthique appliquée à l’Université Paris-Sorbonne.

La teneur inédite des questions que pose la maîtrise grandissante des techniques du vivant incite le discours bio-éthique contemporain à inventer de nouveaux principes éthiques et juridiques tout aussi inédits. Or l’examen attentif des modalités de la construction du discours bio-éthique révèle un grand nombre de difficultés conceptuelles, tant du côté de la fondation des principes que de celui des modalités de leur application. Tentant de contrer l’éventuel biopouvoir de la technique sur l’homme, la bio-éthique sème, en utilisant le droit comme outil, les germes assurément féconds d’un autre biopouvoir fondé quant à lui sur des représentations souvent erronées des processus naturels de reproduction humaine.

Questions

14 h 40 : Données juridiques - Dominique Goussot

La loi bio-éthique de 2004 présente globalement des aspects positifs s’agissant de la protection des éléments du corps humain ou le don d’organe. En revanche, elle est manifestement inspirée par des considérations morales étrangères à la raison en ce qui concerne tant l’assistance médicale à la procréation que la recherche sur l’embryon. Alors que la sexualité et la procréation sont désormais radicalement indépendantes, elle vise à préserver un modèle familial en crise en excluant des techniques médicales permettant la conception à toute une série de personnes.

Elle limite drastiquement le diagnostic anténatal. Enfin, elle pose le principe de l’interdiction de la recherche sur l’embryon sous réserve de dérogations très encadrées. La connaissance des processus fondamentaux du vivant et ses retombées pour la médecine s’en trouvent singulièrement retardées.

Questions

15 h 20 : L’avis d’un parlementaire

16 h 00 : Pause

16 h 15 : Points de vue d’un libre penseur – Jean-Sébastien Pierre, membre de la Commission Sciences de la Libre Pensée

Interventions du public

17 h 45 : Clôture, Marc Blondel, président de la Fédération nationale de la Libre Pensée.

pour tout contact : Charles Churaqui 31 rue du Président Robert Lakota 91270 Vigneux sur seine.

adresse @ :lpcolloquearobaseaol.fr


programme, bulletin d’inscription et de soutien à télécharger au format pdf


Documents joints

programme du colloque dernière version
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