Le droit de mourir dans la dignité
est une nouvelle liberté démocratique à conquérir

samedi 7 février 2009
par  federation nationale
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Les représentants de nos deux associations se sont rencontrés afin de confronter leur point de vue respectif sur le choix de la fin de vie.

Elles font le même constat : il y a annuellement environ 530 000 décès dans notre pays, 75% de ceux-ci ont lieu en milieu hospitalier. Un changement profond de comportement a eu lieu en quelques décennies, ce qui amène les associations intéressées et les citoyens de ce pays à une nouvelle approche de ce problème.

Nos deux associations récusent, tout d’abord, les erreurs d’appréciation des détracteurs du droit à mourir dans la dignité quant aux nombres de cas concernés : certains avancent qu’une centaine environ de cas annuels ne justifient pas de légiférer ; d’autres annoncent qu’un quart des morts en services de réanimation seraient des euthanasies qui ne disent pas leur nom.

Là où ce droit légal existe, on constate que les chiffres vont de 0,50% des décès annuels (Oregon – USA) à 1,80% (Pays-Bas). La Belgique connaît un taux de 1,70%. En France il est vraisemblable que le chiffre y soit actuellement inférieur car, en l’état du droit à ce jour, une personne qui aide à une fin de vie se retrouve devant les tribunaux pénaux.

Si des avancées ont eu lieu au cours de ces dernières années sur ce problème, la revendication de nos deux associations demeure pleine et entière : il faut aboutir rapidement à la création du droit à une aide active à mourir.

Avoir le choix de sa fin de vie est une liberté élémentaire qui reste à conquérir. Il est évident que la création de ce dispositif légal ne doit pas être une mesure d’ajustement pour faire des économies dans le domaine de la santé et des soins, et n’a pas pour objet de s’opposer aux soins palliatifs qui sont indispensables. On ne peut cependant admettre que les soins palliatifs soient imposés à ceux qui n’en veulent pas.

Nos deux associations se prononcent donc pour la dépénalisation de l’acte d’euthanasie par la création du droit à une aide active à mourir qui encadrerait réglementairement et législativement le choix de fin de vie. Aucune considération philosophique et/ou religieuse ne doit pouvoir s’opposer à cette liberté fondamentale. L’être humain doit être maître de son destin, c’est pourquoi nous revendiquons ce droit.

L’ADMD et la FNLP décident, d’un commun accord, d’agir dans ce sens.

Paris, le 6 février 2009


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