Déclaration conjointe des « Amis d’Hypathie » (membres de l’AILP) et du Bureau Européen de Coordination de la Libre Pensée

mardi 11 août 2015
par  federation nationale
popularité : 78%

La richesse de l’Église chrétienne orthodoxe grecque appartient au peuple grec et non à ses créanciers. A l’instar des révolutionnaires français de 1789 qui avaient nationalisé les biens du clergé, le peuple grec est en droit de considérer que la richesse du clergé a été constituée par le travail des Grecs et lui appartient.

Le Parlement grec a approuvé le 22 juillet la deuxième partie du Plan imposé par la troïka, plan qui impose les privatisations, la destruction des services publics, des systèmes de santé et de retraite et du droit du travail, l’accélération des saisies et des expulsions et la diminution du pouvoir d’achat, dans le but supposé de « rembourser une dette » qui en réalité a déjà été remboursée plusieurs fois par le jeu des intérêts versés.

L’absence de contribution de l’Église grecque a déjà été évoquée. On évoque à ce sujet les œuvres sociales et les soupes populaires auxquelles le clergé contribuerait. C’est, dans le meilleur des cas, une aimable plaisanterie quand on sait que la fortune de l’Église grecque et des monastères, aussi ramifiée que multiforme, dépasse vraisemblablement le montant de la prétendue dette.

Une chose est facilement vérifiable les sociétés et institutions de l’Église orthodoxe posséderaient des obligations d’État rémunérées à 6 % représentant à elles seules 40 % du montant dû par le Trésor public grec et dont la Troïka exige le paiement. Et pendant ce temps les prêtres continuent à être payés sur le budget de l’État.

La confiscation par la loi de l’enrichissement indu lié à ces obligations permettrait de sauver des milliers de vies, des milliers d’emplois et d’équilibrer le régime de retraite ; elle permettrait, qui plus est, une contribution non négligeable à la relance de l’économie.

Le Bureau européen de coordination de la Libre pensée se prononce, avec les libres penseurs grecs pour :


- la vérité sur la richesse et les revenus de l’Église grecque et des monastères : commission nationale d’enquête !

- la confiscation par la loi de l’enrichissement indu des Églises et son affectation aux besoins du peuple et des services publics.

- la prise en charge par l’Église grecque elle-même des salaires du clergé, ainsi que de sa couverture sociale et de son système de retraites, les frais d’entretien des églises et le paiement des impôts.

Athènes, le 4 août 2015

Agenda

<<

2018

 

<<

Février

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2930311234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627281234
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Annonces

RETROUVEZ LA LIBRE PENSEE SUR TWITTER